1. Signez la pétition

    Un euro sur quatre des bénéfices des 20 plus grandes banques européennes atterrit dans les paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros au total pour 2015. Cette utilisation abusive des paradis fiscaux prive les Etats de recettes fiscales nécessaires et accroît toujours plus les inégalités à travers le monde. Demandez la transparence pour en finir avec l’évasion fiscale.

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  2. MERCI D’AVOIR AGI

Les inégalités ont atteint un niveau qui dépasse l’entendement : Oxfam l’a révélé en début d’année : 8 personnes détiennent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

Un système économique biaisé, construit pour profiter aux plus riches, est à l’origine des ces inégalités. Les grandes banques en sont un élément clé comme l’ont révélé des scandales récents tels que les Panama Papers. Pourtant, le monde des paradis fiscaux et des grandes banques reste entouré de mystère.

A travers une étude inédite, Oxfam met aujourd’hui en lumière le rôle toujours prépondérant tenu par les paradis fiscaux dans les activités des 20 plus grandes banques européennes parmi lesquelles, BNP Paribas, Deustch Bank, HSBC, Société Générale, Santander, Intessa, etc. Le constat est sans appel : 1 euro sur 4 de leurs bénéfices est enregistré dans un paradis fiscal, soit un total de 25 milliards d’euros pour la seule année 2015. Alors que ces banques déclarent 26% de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux mais seulement 7% de leurs employés, ces chiffres montrent un décalage entre les bénéfices déclarés dans les paradis fiscaux et le activités économiques réelles des banques dans des territoires offshore où elles sont faiblement voire pas du tout soumises à l’impôt.

Dans cette passoire fiscale, les citoyen-ne-s sont les grand-e-s perdant-e-s.

En refusant de payer leur juste part d’impôt, les grandes entreprises, dont les banques, privent les Etats de recettes fiscales nécessaires aux financements des services publics. Chaque citoyen-n-e en paie le prix. En France, la perte due à l’évasion fiscale des entreprises et des particuliers est estimée entre 60 et 80 milliards d’euros, soit plus que le budget de l’Education nationale. Pour les pays en développement, l’évasion fiscale des multinationales se chiffre à plus de 100 milliards de dollars par an.

L’évasion fiscale des banques, mise en lumière par Oxfam, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les grandes multinationales cachent des milliards d’euros supplémentaires dans les paradis fiscaux. La bonne nouvelle c’est qu’il est possible de mettre un terme à l’ère des paradis fiscaux et ainsi lutter contre les inégalités et la pauvreté. La transparence fiscale est la première condition pour la naissance d’une véritable justice fiscale.

Signez notre pétition pour exiger de nos futur-e-s responsables politiques, des mesures en faveur de la solidarité internationale, à commencer par des mesures de lutte contre l’évasion fiscale!

Activités des 20 plus grandes banques de l’Union européenne dans les paradis fiscaux.

M€ = millions d'euros

Productivité par employé : montant des bénéfices annuels (2015) rapporté au nombre d’employés (€).

Profitabilité : bénéfices générés pour 100 euros de chiffre d’affaires (%).

Des bénéfices records

- Les 20 plus grandes banques européennes déclarent un euro sur quatre de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros pour la seule année 2015. Si les banques assurent y faire ainsi 26% de leurs bénéfices, elles ne déclarent que 12% de leur chiffre d’affaire et 7% de leurs employés dans les paradis fiscaux, illustration nette du décalage entre les bénéfices déclarés et l’activité économique réelle réalisée.

- Les banques européennes ont réussi l’exploit de réaliser 628 millions d’euros de bénéfices dans des paradis fiscaux où elles n’emploient personne.

- Les banques européennes ne se sont pas acquittées du moindre euro d’impôt sur 383 millions d’euros de bénéfices déclarés dans les paradis fiscaux.

Au coeur de l’UE

- Au Luxembourg, paradis fiscal au cœur de l’Union européenne, les 20 banques européennes ont déclaré 4,9 milliards d’euros de bénéfices, soit plus qu’au Royaume-Uni, en Suède et en Allemagne réunis. Cela représente 5,2 % de leurs bénéfices, bien qu’elles n'y emploient que 0,5 % de leurs employés et que le Luxembourg compte pour 0,008 % de la population mondiale. La Société Générale y réalise 587 millions de bénéfices, un montant équivalent aux bénéfices qu’elle réalise en cumulé en Allemagne, Italie, Espagne et Pays-Bas.

- En Irlande, cinq banques (RBS, Société Générale, UniCredit, Santander et BBVA) ont même obtenu des bénéfices supérieurs à leur chiffre d’affaires, ce qui laisse penser qu’elles transfèrent artificiellement leurs bénéfices en Irlande. En moyenne, les banques européennes y affichent un taux d’imposition moyen de 6%, soit la moitié du taux d’imposition en vigueur dans le pays (pourtant déjà bas), et de seulement 2 % pour trois banques (Barclays, RBS et Crédit Agricole).

Des inégalités mondiales

La concentration des richesses dans le monde n’a jamais été aussi forte. En 2017, 8 personnes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, soit 3,6 milliards de personnes. L’évasion fiscale est un des facteurs majeurs de cette criante inégalité.

En Indonésie, alors que les principales banques européennes réalisent autant, si ce n’est plus, de chiffre d’affaires qu’à Monaco, elles y déclarent 8 fois moins de bénéfices, ce qui laisse penser que des bénéfices ont été transférés hors du pays. Autant de pertes fiscales pour un pays qui compte 28 millions de personnes vivant avec moins de 2$ par jour.

La lutte contre les inégalités mondiales passe obligatoirement par la lutte contre l’évasion fiscale. L’Union européenne et chaque gouvernement doivent s’y engager fermement. La première étape, sans laquelle rien ne pourra se faire, est celle de la transparence fiscale, c’est à dire pouvoir connaître publiquement, comme pour les banques, les activités et les impôts payés par toute entreprise multinationale, dans tous les pays où elle est présente, sans exception possible. En restant aveugles, les gouvernements et l’Union européenne tirent un trait sur un système fiscal mondial plus juste, au service des citoyen-ne-s.

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Construisons ensemble le pouvoir citoyen contre la pauvreté.